Ο ΤΟΠΙΚΟΣ ΤΥΠΟΣ

Ο ΤΟΠΙΚΟΣ ΤΥΠΟΣ
ΑΝΕΞΑΡΤΗΤΗ ΕΒΔΟΜΑΔΙΑΙΑ ΕΦΗΜΕΡΙΔΑ

Τετάρτη 22 Σεπτεμβρίου 2010

Présidences françaises G20&G8 deux temps forts en 2010-2011



L’ambassadeur de France en Grèce, Christophe Farnaud, a eu mardi matin une rencontre avec la presse pour faire le point des grands dossiers internationaux et européens, mais également touchant de plus près à la Grèce, à l’occasion de la rentrée de septembre.
Au plan de la politique étrangère française, deux temps forts pour la fin de l’année 2010 et l’année 2011, les présidences françaises - qui coïncident - du G20 et du G8, dans le cadre desquelles Paris entend promouvoir, entre autres grands sujets, l’instauration d’un cadre plus stable au plan mondial qui engendrera des conséquences positives pour tous les pays.
Plus spécialement pour le G20, la France ambitionne, au vu du constat que cette institution a été assez utile en 2008-2009 pendant la crise, de conserver la dynamique mise en place ayant conduit à la réflexion sur la gouvernance économique et financière, mais également aux mesures de Bâle III et de maintenir cet élan même après la sortie de la crise.

Trois grandes priorités, une réflexion approfondie sur le système monétaire international, la question des matières premières, alimentaires - exemple le blé tout récemment -, mais aussi d’autres, qui constituent désormais un enjeu stratégique, puisque les fluctuations incontrolées des prix notamment sont susceptibles de créer des déséquilibres voire des situations de crise; enfin la gouvernance économique, à savoir les politiques économiques plus générales, y compris en particulier dans leur dimension de développement.

Passant au G8, M. Farnaud a estimé que son utilité continue d’exister, surtout en complémentarité au G20, pour des questions importantes, telles que la sécurité mais aussi d’autres comme les relations avec l’Afrique.

M. Farnaud a fait le point ensuite de la situation plus genérale de l’Europe au plan mondial, estimant qu’elle se trouve à un moment crucial de son histoire, puisque si elle reste la première puissance économique mondiale avec 30% du PIB, elle doit devenir plus efficace, notamment face à la montée d’un très grand nombre de pays émergents, afin de continuer de peser sur les événements, sinon elle est fatalement vouée à connaître un recul.

Mettant l’accent sur les efforts à produire concernant les enjeux majeurs de l’innovation, de l’éducation, M. Farnaud a cité toute l’importance du Service européen d’action extérieure, qui sera opérationnel en décembre, et qui devra absolument fonctionner comme un véritable outil de politique européenne et, s’il a dûment souligné que la crise n’est pas encore finie, il a affiché un optimisme relatif du fait que l’Europe a su répondre à cette crise, citant “l’énorme distance franchie depuis le Sommet de printemps” avec la mise en place de mécanismes efficaces, puis aujourd’hui avec le constat d’une révision vers le haut des chiffres de croissance en Europe.
L’effort à présent est celui de la réflexion d’une vraie gouvernance économique européenne, la France préférant même parler à ce sujet d’un gouvernement économique européen.
A côté de l’économie, M. Farnaud a cité comme autre dossier majeur la politique d’immigration et la gestion des flux humains, pour enchaîner ensuite sur le fait que la Grèce est un pays où l’on voit le mieux les grands enjeux européens, les risques mais aussi les opportunités, tant au plan économique que des flux migratoires. M. Farnaud a réaffirmé à ce point le soutien total de la France, avec un hommage à nouveau à la détermiation du gouvernment grec de mettre en oeuvre ses politiques puisque, a-t-il noté, cela aide bien sûr la Grèce, mais aussi la France et en définitive toute l’Europe, mentionnant à propos de l’immigration clandestine que chacun sait que la Grèce est la première porte d’entrée d’immigrés et qu’elle ne peut gérer à elle seule un problème qui touche toute l’Europe.

A ce même titre, et en clôturant par une discussion cette rencontre avec la presse, M. Farnaud a parlé des partenariats meilleurs que l’Europe doit avoir avec le reste du monde, en mettant en application le principe incontournable de la réciprocité et du profit mutuel, avant de revenir au dossier de l’économie grecque, où il a estimé que si le cap actuel est maintenu et au vu des signaux positifs d’amélioration de la situation, la Grèce commence à regagner en crédibilité, ce qui doit progressivement - pas en quelques semaines, a-t-il noté - se répercuter sur les marchés.
Au plan enfin de la présence des sociétés françaises en Grèce, M. Farnaud a assuré que celles déjà implantées n’envisagent nullement de se retirer, et que le marché grec reste un marché qui est étudié avec intérêt, exactement au même titre que d’autres, en vue à terme de nouveaux investissements.

Δεν υπάρχουν σχόλια:

Δημοσίευση σχολίου